Québec Solidaire survivra-t-il au départ de Gabriel Nadeau-Dubois ?

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C’est la question que m’a posé l’animateur de l’émission « C’est jamais pareil » le 21 mars 2025. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile pour un parti de gauche qui veut transformer la société en profondeur d’évoluer dans un environnement qui vire à droite, voire qui se fascise, si l’on pense à nos voisins du sud. L’électoralisme peut nous conduire à vouloir nous faire élire le plus rapidement possible — et ensuite nous faire réélire — en délaissant l’extraordinaire chantier d’éducation populaire si nécessaire à la désintoxication des mentalités et des croyances générées par le capitalisme sauvage qui conduit actuellement l’humanité a sa perte. On ne peut pas simplement faire la transition énergétique en poursuivant notre course folle de la croissance infinie. C’est une véritable révolution écologique qu’il nous faut. Et cela implique de devoir faire de la politique autrement avec ça, au sein d’un écosystème politico-médiatique lui aussi toxique jusqu’à un certain point. Feu Michel Chartrand disait que la révolution la plus longue et la plus difficile est celle des mentalités. S’il veut survivre comme parti progressiste, QS va devoir prendre le temps et réfléchir à non pas diluer ou recentrer son programme, mais à une stratégie de prise du pouvoir basée non pas seulement sur les élections, mais d’abord sur le conscientisation et la mobilisation de la population. Pour écouter l’entrevue:

Publié par pdostie

Militant politique depuis une cinquantaine d'années dans le mouvement syndical, communautaire et de solidarité internationale. Après un intense engagement dans le processus de rassemblement et d'unification de la gauche québécoise ces 25 dernières années, je me consacre en ce moment aux luttes du mouvement écologiste devant l'urgence climatique actuelle. Comme père et grand-père, je m’inquiète pour l’avenir de l’humanité et je m’inquiète aussi de l’humanité elle-même, qui se fracture sur des bases imprévues, où les débat d’idées, le jugement, la nuance et la tolérance se font rares. Dans ce combat pour l’égalité, la justice sociale et le triomphe du bien commun, nous avons besoin de paroles radicalement rassembleuses.

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